Bastien RECHER

Blog d'un militant socialiste NPS de Paris

27 septembre 2007

Lettre ouverte au président de la République : Améliorer la réussite scolaire de tous les jeunes, il n’y a rien de plus urgent !

classe_vide Monsieur le Président,

Vous semblez découvrir ce que nous n’avons cessé de dénoncer : après des années de progrès constants, de hausse du niveau de formation des jeunes, le système éducatif peine encore à remédier à l’échec scolaire de milliers de jeunes en difficulté.
Mais cette crise est d’autant plus urgente à traiter qu’elle s’inscrit dans une société qui voit grandir les inégalités sociales et territoriales. S’il y a des difficultés dans l’Ecole, elles renvoient aussi, tout le monde le sait, à des difficultés vécues au quotidien hors de l’école par des milliers d’enfants et de jeunes. Non, tous les enfants n’ont pas les mêmes chances au départ, tous les jeunes n’ont pas les conditions de vie, de santé, d’équilibre qui leur permettent, sans accompagnement, d’accéder aux apprentissages, de se projeter dans l’avenir.
Aider efficacement les jeunes les plus en difficulté, former les enseignants pour cela, combattre les inégalités sociales et le danger que représenterait l’instauration d’une Ecole à deux vitesses, ouvrir un avenir positif pour tous les jeunes, rien de plus difficile, rien de plus compliqué sans doute, mais rien de plus indispensable pour les jeunes, pour nous, pour l’avenir du pays. C’est pourquoi l’Ecole doit réussir à se transformer.
C’est ce défi là que doit relever le Service Public d’Education, parce qu’il est le seul à pouvoir le faire, pour tous, et pas seulement pour les plus favorisés ou les « méritants ».
C’est une question d’avenir, c’est un enjeu de démocratie.
« Egalité des chances » ou « ambition-réussite », ces grands mots, tout comme les polémiques stériles sur les méthodes d’enseignement, ne peuvent tenir lieu de politique de transformation démocratique de l’Ecole.
Au contraire, supprimer des milliers de postes, réduire l’offre d’enseignement pour tous, libéraliser la carte scolaire pour laisser se développer des ghettos scolaires, jouer la concurrence entre établissements, annoncer un collège éclaté, favoriser l’école privée, c’est menacer gravement le service public. Comment avancer avec une politique guidée par la seule réduction des coûts ?
Tristement historique, la suppression de 11 200 emplois dans l’Education nationale (et peut-être plus dans les années à venir), s’ajoutant aux milliers déjà subies, annonce encore plus de précarité, de difficultés, pour tous, personnels, familles, élèves. C’est inacceptable.
L’école, les enfants et les jeunes méritent mieux.
L’avenir des enfants d’aujourd’hui, leur formation de citoyen et leur insertion professionnelle ne peuvent pas se réduire à un problème de « rentabilité » du système, encore moins s’organiser en sélections successives avant le collège, les lycées ou l’université.
Leur avenir se joue dès la maternelle, il se joue dans des classes moins chargées, il se joue dans un collège pour tous, il se joue dans la mise en oeuvre de pédagogies et d’organisations prenant en compte chacun, permettant l’accès de tous aux savoirs, à la culture. Il se joue certes avec des études dirigées, mais aussi et surtout avec une meilleure cohésion de la communauté éducative, des enseignants formés, des personnels pour accompagner, aider à tous les niveaux enfants et adolescents.
Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre École publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix, un autre budget, une autre politique.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le président de la République, l’expression de notre haute considération.


Cé, CRAP-Cahiers pédagogiques, FAEN, FCPE, FERC-CGT, FIDL, FSU, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Ligue de l’enseignement, SGEN-CFDT, UNEF, UNL, UNSA Education.


SIGNER LA PETITION


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26 septembre 2007

La journée du 22 en images

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Merci à Fabrice pour les photos. Commentaires en construction...

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La table ronde du matin : Corinne Bord, Pascal Cherki, Clémentine Autain, Guillaume Balas, Laurent Baumel

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La salle

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L'après-midi, l'atelier n° 1 :

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L'atelier n° 2 :

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L'atelier n° 3 : "Réinventer le PS", Bastien Recher, Barbara Romagnan, Jeanne Bot

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Le compte-rendu des ateliers : Benoît Hamon, Alexandre Tortel, Bastien Recher, Guillaume Balas,

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Conclusion de la journée par Benoît Hamon

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23 septembre 2007

Journée de réflexion : "réinventer la gauche"

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J'animais hier avec Jeanne Bot un atelier intitulé "Réinventer le PS". Barbara Romagnan, Secrétaire nationale à la rénovation, était notre intervenante. Avec franchise et conviction, elle a très clairement présenté les enjeux du processus de rénovation et fait le bilan des dysfonctionnements récents. Je mettrai en ligne rapidement un compte-rendu des débats qui ont été très riches.
Lors de la séance plénière, avant l'intervention de Benoît Hamon, j'ai rapidement dressé un premier bilan des échanges, en relevant d'abord que lorsque certains socialistes parlent de rénovation ils entendent en fait "droitisation". Les interventions lors de l'atelier ont aussi mis en avant un certain nombre de priorités : le renouvellement et la question du cumul des mandats, la nécessité de développer le lien entre le PS et le mouvement social et enfin l'obligation de former les militants comme les responsables. Les travaux du groupe de travail du courant devront se concentrer sur deux points : la lutte contre la mise en place d'un scrutin de type majoritaire dans le Parti qui annihilerait tout débat et l'élaboration d'une Charte d'engagements pour les militants, les responsables et les élus de notre courant.

Voici le texte de présentation de l'atelier diffusé hier :

Atelier n° 3 : Réinventer le Parti socialiste

Responsables : Jeanne Bot -  Bastien Recher
Intervenante : Barbara Romagnan, Secrétaire nationale du PS à la rénovation

Le Parti socialiste vient de perdre sa troisième élection présidentielle consécutive. Et si sa défaite n'est pas simplement le résultat de ses dysfonctionnements internes, on ne peut nier qu'ils aient pu y jouer un rôle.
Aujourd'hui, la nécessaire refondation de la gauche et du Parti socialiste ne peut se faire sans l'économie d'une profonde réflexion sur le fonctionnement collectif des socialistes. L'enjeu est bien de réinventer la démocratie interne au PS.
Le Parti doit être un outil pour refonder collectivement les idées et les pratiques de la gauche. Il doit permettre de recréer une possibilité de rassemblement de la gauche autour de projets politiques communs pour les élections à venir. Il doit aussi pouvoir s'opposer de façon dynamique aux réformes de la droite et reconquérir les électorats perdus lors des élections présidentielles.
Il existe aujourd'hui un consensus assez large pour critiquer le Parti socialiste tel qu'il est et pour le changer en profondeur. Changer le PS, c'est proposer une nouvelle perspective à la gauche entière. L'enjeu est de taille. Et aujourd'hui, il est parfois cocasse de voir les principaux artisans des réflexes conservateurs vouloir être tous les champions de la rénovation.

Il existe plusieurs façons de rénover le parti et plusieurs visions de la démocratie interne. La plus en vogue en ce moment consiste à décrier les courants et à essayer de faire croire aux militants que pour gagner avec le régime présidentialiste de la Ve République et avec des modes de scrutins majoritaires, il faut conformer le parti à ces normes et à ces règles. L'évolution vers le parti démocrate américain n'est pas loin et cache mal, le plus souvent, un alignement idéologique sur les positions les plus libérales. Quand rénovation rime simplement avec « droitisation »…
Faut-il rappeler que les socialistes sont opposés à la présidentialisation du régime et qu’ils défendent une VIe République parlementaire fondée en partie sur la représentation proportionnelle ? Nous avons tout à gagner à être constants dans nos propositions institutionnelles, même après la défaite des dernières présidentielles.
Le risque est bien aussi d’appauvrir la réflexion idéologique du PS en lui donnant une règle majoritaire qui aligne les scrutins internes sur les enjeux de personnes et d’investitures. Le Parti socialiste doit rester un lieu de débat ouvert et de construction collective de sa ligne. Pour des socialistes, faire de la politique ne peut se résumer à  simplement récolter de l'argent pour les campagnes et à supporter un leader charismatique.
Pour autant, les socialistes doivent, dans le même temps, tendre vers plus de cohérence dans leur expression publique : il n’est pas normal que les positions officielles du Parti soient trop souvent contredites par des interventions médiatiques de dirigeants peu responsables.

Réinventer le PS, c'est rénover les idées, et c’est aussi changer les pratiques. Il faut redonner tout son sens à la démocratie interne et instaurer une logique de la responsabilité de tous ses dirigeants, du niveau local au niveau national, devant tous les militants.
Ce dont les socialistes ont besoin, ce n’est pas de s’aligner derrière un ou une dirigeante qui en échange d’une promesse de victoire électorale confisquerait tout pouvoir de décider des orientations du parti, mais bien de s’approprier leur parti pour donner un sens à leur militantisme. Plusieurs pistes peuvent être développées :
-    La préparation des congrès doit être repensée, afin qu'ils permettent réellement l’élaboration collective de la ligne du parti.
-    Le rôle des courants doit être reconsidéré : garants du débat d’idées, ils doivent évoluer pour faire vivre le Parti entre les congrès, travailler à faciliter les convergences et à ne pas créer de divergences artificielles qui cachent souvent mal les ambitions personnelles.
-    Le Parti doit se mettre au travail, des militants aux dirigeants, ces derniers ayant, en plus, la responsabilité de produire pour le Parti. Pour cela, le Conseil national du Parti doit devenir un véritable parlement et le Bureau national, un véritable gouvernement proposant des orientations communes.
-    Il faut aussi réfléchir à réformer le fonctionnement des commissions thématiques nationales et fédérales qui doivent non seulement s'ouvrir à tous les militants mais aussi pouvoir proposer des orientations à la direction du Parti.
-    Le chantier de la rénovation du PSE ne peut, par ailleurs, être oublié, et notre Parti, pour s’ouvrir sur l’Europe, doit œuvrer pour développer le dialogue entre militants socialistes européens.
Conjointement, le Parti socialiste doit repenser son mode d’expression externe et ses formes de militantisme. Les dernières campagnes ont montré l’importance des nouvelles technologies et des formes alternatives de mobilisation.

Par ailleurs, les socialistes sont face à un défi majeur : affronter sans concession la question du renouvellement des dirigeants et donc la question institutionnelle du cumul des mandats internes et externes. C’est aussi la seule façon d’éviter de subir la honte des pratiques douteuses induite par la « notabilisation » locale du Parti. Il est de notoriété publique que certaines grosses fédérations du PS n’ont que faire de la démocratie militante. Elles portent même gravement atteinte au Parti lorsque leurs responsables annoncent publiquement les résultats des consultations internes… avant même qu’elles aient eu lieu.
Tout cela n’a de sens que si le Parti socialiste refonde profondément son approche de la formation des militants et des responsables. L’afflux des nouveaux adhérents rend indispensable cette démarche.

Enfin, le Parti socialiste doit s’ouvrir sur la société française et mieux représenter les classes moyennes et les classes populaires. Il ne peut laisser à l’écart la jeunesse des banlieues mais doit au contraire en accueillir les représentants et se faire le porte-parole de la lutte contre les inégalités nouvelles. Et même si les efforts se sont accentués récemment, les socialistes doivent donc réfléchir à faire vivre la diversité et la parité dans un cadre laïc et républicain. Il faudra aussi renouveler les approches sur la question des relais syndicaux et associatifs.

Le chantier est vaste, gigantesque même, mais il est à la hauteur de l’engagement des 250 000 socialistes français.

Télécharger le texte au format PDF : Atelier_n°3_:_Réinventer_le_PS

 

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21 septembre 2007

Dix-sept organisations de l'éducation appellent à ne pas enterrer le collège unique

lemondefr_pet AFP | 20.09.07 | 17h53  •  Mis à jour le 20.09.07 | 17h59

Une large intersyndicale de l'éducation, comprenant enseignants, lycéens, parents, étudiants et associations, a demandé au ministre de l'éducation, jeudi 20 septembre, de "sortir de l'ambiguïté des slogans" sur le  collège unique et de s'engager à ne pas instaurer de "sélection précoce". Dans une déclaration commune lue au Conseil supérieur de l'éducation, instance représentative et consultative, ces dix-sept organisations ont lancé un "appel  pour bâtir le collège pour tous".

Xavier Darcos avait déclaré, le 6 septembre, qu'il fallait "parler au passé"  du collège unique et le remplacer par "une plus grande autonomie des  établissements". Selon les organisations, le ministre "omet de préciser que le collège unique, c'est l'unicité de la nature des établissements et pas l'uniformité de ce qui y est fait"."Ce qui est en jeu, ajoutent-elles, c'est la garantie d'un  même droit à la scolarité obligatoire pour tous les élèves."Pour l'intersyndicale, si la disparition du collège unique se traduit par une  "sélection précoce", celle-ci, "associée à la suppression de la carte scolaire,  ne pourrait qu'aggraver les inégalités scolaires". Ce "serait incompatible avec l'objectif fixé de 50 % d'une classe d'âge diplômée de l'enseignement supérieur et entraînerait une régression des résultats (–30 % d'accès au bac), ainsi que l'ont démontré les études internationales", expliquent les syndicats.

Les signataires                                  

FSU, SNES-FSU (collège-lycées), SNEP-FSU (éducation physique et sportive), SNUipp-FSU (primaire), CFDT, SGEN-CFDT, FEP-CFDT (enseignement privé), UNSA-Education, SI-EN-UNSA (inspecteurs), SE-UNSA (enseignants), SNPDEN-UNSA (chefs d'établissement), UNL (lycéens), UNEF (étudiants), FCPE (parents), Ligue de l'enseignement et de la jeunesse en plein air (associations).  

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-957712@51-946005,0.html

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18 septembre 2007

Emmanuelli (PS) dénonce les "reculs sociaux" proposés par Sarkozy

images AP - Mardi 18 septembre, 16h59

PARIS -  Nicolas Sarkozy "essaie de faire du neuf avec du vieux" et propose "des reculs sociaux dans tous les domaines", a estimé mardi Henri Emmanuelli, après le discours du chef de l'Etat sur sa stratégie sociale.

"A mon avis, c'est la première fois, quand même, qu'est repris par le président de la République le catalogue de revendications du MEDEF", a grincé le député socialiste des Landes sur France-Info, détaillant ces "reculs sociaux".

"Recul en matière de couverture de sécurité sociale", d'abord, où M. Sarkozy "annonce des déremboursements importants et des prises en charge moins importantes"; "recul sur le plan du contrat de travail", ensuite, "où sous une forme nouvelle qu'il appelle 'le consentement négocié', c'est le consentement mutuel".

"Recul" encore "sur les 35 heures, où il veut passer à la négociation entreprise par entreprise, qui est la vieille demande du MEDEF". Et enfin "recul sur les retraites: il manque de moyens et il essaie de nous expliquer qu'il va aller en avant en faisant trois pas en arrière". AP

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17 septembre 2007

Régimes spéciaux : la réalité contre les idées reçues

arton395_264a3 Tribune de Liêm Hoang Ngoc - 18.09.07 | 18 septembre 2007

Liêm Hoang Ngoc publie le 20 septembre prochain "Dix questions sur la dette" aux éditions Michalon. Il y a quelque chose de paradoxal à soutenir, comme tous les « bien-pensants », que la pénibilité du travail doive devenir la base du calcul de la durée des cotisations, et à condamner dans le même temps les régimes spéciaux de retraite qui sont, précisément, l’incarnation de ce principe. Dans les régimes spéciaux, qui concernent moins de 5 % des salariés, la durée de cotisation donnant accès à une retraite à taux plein est encore de 37,5 annuités, le taux de cotisation salariale est en général plus faible, mais le taux de remplacement est moins avantageux que dans le régime général.

Le régime spécial des cheminots, plus que celui des parlementaires, est la cible la plus visible du Premier ministre. Le taux de remplacement de la pension d’un non cadre est pourtant de 61 % du salaire chez les cheminots, inférieur au taux de 71 % du régime général. A la SNCF, bien que le calcul de la pension s’opère sur les six derniers mois, contre les vingt-cinq meilleures années dans le secteur privé, ce taux de remplacement inférieur est dû au fait que les pensions des cheminots sont calculées à hauteur de 88 % de leur rémunération alors que le salaire intégral est la base de calcul dans le secteur privé. D’autre part, l’âge de départ à la retraite est fixé à 50 ans chez les agents de conduite (et 55 ans chez les sédentaires). Aucun cheminot ayant débuté à 18 ans ne parvient donc à cotiser 37, 5 années pour toucher une retraite à taux plein. Contrairement à d’autres régimes spéciaux, le taux de cotisation salariale non cadre est même plus important que dans le régime général ; il est de 7,85 %, contre 6,55 % pour le régime général. Le taux de cotisations patronales, de 26,4 %, est plus important que celui du régime général, de 8,2 %.

Le principal problème d’un régime spécial de ce type tient dans la faiblesse du rapport actif/inactif. A la SNCF, un actif finance deux retraités. Les projections du Conseil d’Orientation des Retraites indiquent cependant que d’ici 2040, le ratio pourrait être de un pour un (en raison de la baisse du nombre de pensionnés) et que l’équilibre financier serait assuré dès 2020. D’ici là, les cotisations ne suffiront pas à couvrir le financement du régime. Les syndicats accepteraient vraisemblablement de négocier une augmentation du taux de cotisation salariale, mais les cotisations sociales représentent seulement 38 % du financement du régime. La compensation opérée par le régime général représente 11 % et l’État finance les 50 % restant. À cet égard, abolir ce régime spécial ne règlerait pas pour autant le problème. Cela reviendrait à transférer vers le régime général la charge de financement des retraités de la SNCF. Il faudrait alors demander aux agents de la SNCF de cotiser plus longtemps. Mais ce serait aller à l’encontre de la prise en compte de la pénibilité du travail dans la définition des durées de cotisations. C’est oublier d’autre part que les retraites ont été un moyen de moderniser l’entreprise sans licencier. De nombreux métiers, tels que les gardes barrières, ont disparu, des gares et des lignes ont été fermées et les gains de productivité recherchés avec l’informatisation et l’automatisation des guichets se sont traduits par des suppressions de postes, invisibles dès lors qu’ils prennent la forme de départs à la retraite autour de 54,1 ans en moyenne. L’allongement de la durée de cotisation n’y changerait rien. Dans le secteur privé, l’âge moyen de départ à la retraite est restée à 57,5 ans, malgré la réforme Balladur, car les entreprises remercient leurs seniors pour réduire leurs coûts salariaux (les seniors ont des salaires plus élevés et une productivité présumée plus faible que les nouveaux entrants…). Dans ces conditions, à la SNCF, où les efforts de productivité et de minimisation des coûts sont aussi de mise, l’allongement de la durée de cotisation reviendrait, comme dans le secteur privé, à écarter un nombre croissant d’agents âgés du bénéfice d’une retraite à taux plein, dont le montant a déjà été raboté par la modification de sa base de calcul. Si la durée de cotisation était portée à 40 annuités, la pension moyenne d’un cheminot que la SNCF ferait partir entre 50 et 55 ans serait réduite de 10 % !

La dramatisation à outrance du dossier des régimes spéciaux, jouée par François Fillon, pourrait provoquer un conflit hautement symbolique, digne de celui par lequel Margaret Thatcher vint à bout de la grève des mineurs. Leur défaite avait ouvert la voie à dix ans de néo-conservatisme, auxquels succéda le Blairisme, en guise d’alternance… On ne s’étonnera aucunement que certains « modernisateurs de logiciel socialiste » n’aient « aucun tabou » à accepter l’alignement des régimes spéciaux sur le régime général hérité des réformes réalisées par Balladur puis Fillon en 1993 et 2003, imposant aux salariés de cotiser plus pour gagner moins. Le Medef en profite déjà pour réclamer un recul de l’âge de la retraite pour tous les salariés.

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15 septembre 2007

Nouveaux Défis pour les Services Publics‏ en Europe

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J'ai reçu ce matin ce mail de la confédération européenne des syndicats :

Madame, Monsieur,

Nous vous remercions vivement d'avoir signé la pétition pour des services publics de qualité accessibles à tous. Plus de 400,000 personnes ont déjà apporté leur soutien à notre combat contre la politique de libéralisation de la Commission européenne. Nous sollicitons votre soutien afin de mieux faire connaître notre initiative en faveur des services publics.

Les nouvelles tentatives de la Commission européenne pour libéraliser certains services publics - poste, transports, énergie, services sociaux, santé, etc. - montrent l'urgence de protéger les services publics en Europe.

Pour vous informer sur ces nouvelles menaces qui pèsent sur les services publics, nous avons mis en place une rubrique internet Nouveaux défis!

Nous vous invitons à consulter cette rubrique et à diffuser largement la pétition autour de vous.

Meilleures salutations,

Józef Niemiec
Secrétaire confédéral de la CES

L’objectif de la pétition est de collecter un million de signatures pour pousser la Commission européenne à proposer une législation afin de créer les conditions pour la mise en oeuvre des droits et des besoins fondamentaux, tels que les droits à la santé, à la formation, à la culture, aux transports, à la communication, à l’information, à l’énergie, à l’eau, à la sécurité alimentaire, à l’environnement, au logement, etc.

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14 septembre 2007

à propos de Jean Poperen

arton25_116x150 Trouvé lors d'une recherche sur Google, ce point de vue de 1991 de Jean Poperen semble étrangement actuel :

Article paru le 19 juin 1991           

JEAN POPEREN ET LA CRISE DU PS       

Dans son édition d’hier, le « Figaro » a demandé à Jean Poperen si la crise que traverse actuellement le PS est la plus grave depuis le congrès d’Epinay en 1971. « Franchement, on peut le craindre, déclare le ministre socialiste, avant de livrer cette analyse : « D’une part, une partie notable de notre électorat a le sentiment, comme l’a observé le président de la République, que nous n’avons pas pu réduire les inégalités sociales tel que nous l’avions souhaité. Nous vivons la mise en place d’une société, non pas à deux, mais à trois vitesses, avec non seulement des zones de pauvreté, mais un fléchissement des petites classes moyennes qui font traditionnellement confiance à la gauche. D’autre part, nous subissons maintenant dans toute leur ampleur, (à l’intérieur du PS-NDLR) les effets du phénomène préprésidentiel qui conditionne entièrement la vie du parti. Le PS est actuellement plus déchiré que divisé et ne joue plus son rôle de rassembleur de la gauche ».        

Extrait.

http://www.humanite.fr/1991-06-19_Articles_-JEAN-POPEREN-ET-LA-CRISE-DU-PS

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11 septembre 2007

Dernières infos sur les Universités de rentrée du 22 septembre : Réinventer la gauche

Un Nouveau Parti Socialiste pour Réinventer la Gauche

Samedi 22 septembre
Journée de réflexion
Francilienne
10h – 17h

Après la victoire de Nicolas Sarkozy et de la droite aux élections du printemps dernier, suivi par un véritable rouleau compresseur politique et médiatique annonçant chaque jour la mort de la gauche en général et du PS en particulier, il est temps que les socialistes s’interrogent sur les raisons qui les ont amenées à une telle situation. Le bilan des campagnes présidentielles et législatives devra être fait, mais nous savons que notre échec vient de loin, qu’il a des causes structurelles, qu’il est l’aboutissement d’un lent recul politique et culturel face aux libéraux. Une profonde oeuvre de réinvention de la gauche s'impose désormais à nous. Elle ne peut se contenter d'une "rénovation" de façade qui laisserait de côté les grands enjeux politiques, sociaux, économiques et culturels. Pour reconstruire notre Parti, la Gauche et nos idées, nous devons aborder les causes de la lente défaite des socialistes.
Nous proposons à l'ensemble des militants socialistes d’Ile-de-France de se retrouver pour mettre en commun leurs analyses. Cette réunion, ouverte à toutes et à tous, permettra de lancer un travail de réflexion pour
réinventer la gauche, étape nécessaire à la reconquête du pouvoir.

Programme de la journée :

10h : Accueil Guillaume Balas, Conseiller Régional d’Île-de-France

10h30 – 12h : Table ronde "Quel avenir pour la Gauche?"

Claire Villiers, Vice-présidente du Conseil Régional d’Île-de-France, Alternative Citoyenne
Laurent Baumel, Responsable National aux Études du Parti Socialiste
Pascal Cherki, Adjoint au Maire de Paris

12h – 13h30 : Déjeuner libre

13h30 – 15h30 : Ateliers

  • « La politique de redistribution des richesses : comment renouveler le pacte social ? »               

Intervenant : Pierre Concitadin Économiste

  • « Comment reconquérir le vivre ensemble dans une société qui fait primer l’individu sur tout ? »

Intervenants : Mohammed Mechmache, Président d’AC! Le feu et Eric Polian, Consultant en droit du travail

  • « Réinventer le PS »

Intervenante : Barbara Romagnan, Secrétaire Nationale du PS à la rénovation

15h30 – 16h : Comptes-rendus des ateliers

16h : Clôture par Benoît Hamon, Député Européen, Membre du Bureau National du Parti Socialiste

Télécharger l'invitation : Universités_de_rentrée_NPS_22_septembre

 

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04 septembre 2007

Bertrand candidat !


Paris, un temps d'avance
envoyé par bertranddelanoe

La campagne pour les municipales 2008 à Paris est enfin lancée. La victoire de la gauche à Paris sera le premier acte de la reconquête face à la droite de Sarkozy.

Le site de campagne de Bertrand Delanoë :

http://bertranddelanoe.net/vlog-paris


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