30 novembre 2007
La campagne dans le 5e commence sur internet

Le site de campagne a été inauguré cette semaine.
Retrouvez toute l'actualité de la campagne de Lyne Cohen-Solal et des socialistes du 5e sur :
http://www.lynecohensolal.net/
27 novembre 2007
Crise des banlieues : les conséquences du désengagement de l'Etat depuis 2002
Un article qui illustre bien les conséquences de la politique menée par la droite au pouvoir depuis 2002. Au-delà des effets d'annonce et des grandes déclarations démagogiques, l'Etat se retire des quartiers en difficulté, et les abandonne à l'échec scolaire et à la violence.
Marjorie Corcier, mardi 27 novembre 2007 | Le Parisien
Depuis qu'une élève de 4 e a été battue par ses camarades fin octobre, les incidents se multiplient. Les profs évoquent un « climat lourd » et veulent des renforts.
L'AGRESSION fin octobre d'une élève, rouée de coups par des garçons de sa classe dans les couloirs du collège Henri-Sellier de Bondy, avait semé l'émoi dans l'établissement, notamment après le placement en garde à vue d'une douzaine d'élèves de 4 e . Les auteurs n'ont pas encore été punis, l'établissement attend les conclusions de l'enquête de la brigade des mineurs, via la convention de partenariat qui lie dans le 93 l'Education nationale, la police et la justice (lire ci-dessous) . Mais voilà, depuis ce grave incident, les violences n'ont pas cessé à Henri-Sellier.
Pis encore, au retour des vacances de la Toussaint, la jeune collégienne molestée a été à nouveau la cible de coups, donnés cette fois à quelques mètres de l'établissement. Ce sont encore les pompiers qui l'ont transportée à l'hôpital. Depuis, l'adolescente a été scolarisée ailleurs.
Un couteau brandi à la récréation
Mercredi dernier, c'est un couteau qui a été brandi par un ado de 4 e en pleine récréation de 10 heures. « Il a porté des coups au torse et à la cuisse d'un autre élève qui ont heureusement été parés par son manteau », explique Bastien Recher, prof d'histoire-géo et militant au Snes. Une version que n'a pu confirmer l'inspection académique, qui précise seulement qu'« un élève a sorti un couteau à cran d'arrêt ».
Pour couronner le tout, il y a quelques jours, quatre profs ont été publiquement accusés de racisme sur des affiches placardées à l'entrée du collège, tous ont déposé plainte. « C'était un appel au lynchage ! » accuse Bastien Recher, qui fait partie des enseignants visés. Il évoque « un climat lourd » déjà depuis l'an passé où « le principal avait reçu un coup » après l'intrusion d'un ancien élève, où des projectiles avaient été lancés sur la façade du collège et où « une élève avait été piquée avec une seringue ». Le militant s'insurge aussi contre « la baisse constante des moyens », explique que ses collègues sont « fatigués » et entend réclamer un deuxième conseiller principal d'éducation (CPE) cet après-midi lors d'une demi-journée banalisée.
Pour Marc Bablet, inspecteur d'académie adjoint, « l'agression de la jeune fille n'est pas forcément liée à une problématique scolaire, c'est une affaire de cité. Les enfants ont peur dans leur environnement, ils prennent des couteaux pour se défendre. C'est à nous de leur montrer que la meilleure façon de le faire, ce n'est pas de s'armer », analyse le responsable, qui entend conduire avec les équipes « un travail pour accompagner la gestion pacifique des conflits ».
23 novembre 2007
En attendant de finir la lecture du traité...
... je viens de signer cet appel qui exige un référendum pour ratifier ce que l'on appelle le traité de Lisbonne ou traité simplifié :
http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index.php
13 novembre 2007
La Forge est en marche

Le Think tank, créé à l'initiative de Benoît Hamon, a été présenté samedi dernier à Science-Po.
Retrouvez toute l'activité de la Forge :
06 novembre 2007
Démission du Secrétariat National à l’Europe
Communiqué de presse de Benoît HAMON,
Député européen, Secrétaire national du Parti Socialiste en charge des questions européennes.
Démission du Secrétariat National à l’Europe.
Paris, le 06 Novembre 2007
Le Parti Socialiste a décidé à la majorité des voix du bureau national d’approuver le traité simplifié proposé à la ratification du parlement par Nicolas Sarkozy.
Il y a bientôt 2 ans, le Parti Socialiste, conscient de l’importance de se rassembler pour battre la droite, faisait le choix, à l’occasion de son congrès, d’opérer une synthèse entre ses principales sensibilités. Cette synthèse, quelques mois après le référendum sur le traité constitutionnel qui avait vu, malgré la campagne du PS en faveur du oui, une majorité de Français refuser ce texte, proposait notamment de dépasser le clivage entre les partisans du Oui et les partisans du Non. La synthèse avait vocation à rappeler que si les socialistes s’étaient opposés sur la stratégie, ils étaient rassemblés sur le projet européen.
Aujourd’hui le Parti Socialiste s’est une nouvelle fois divisé en deux blocs sur l’appréciation du contenu du texte. Il est même divisé sur l’opportunité de soumettre le texte à référendum alors qu’il avait fait de ce principe une « obligation démocratique » lors de la campagne présidentielle et que ce principe est soutenu par une large majorité des français.
Invitée à commencer la rénovation du PS en disant oui au mini traité, une majorité du bureau national a choisi d’approuver un texte qu’elle a été presque unanime à juger médiocre 15 jours auparavant. Simultanément, les argumentaires lapidaires refont surface pour sommer les socialistes de ne pas rater ce nouveau rendez-vous de l’Histoire.
Pourtant, il existait un moyen de dire notre insatisfaction sur le fond, de rester solidaire avec les socio-démocrates européens et cohérents avec nos engagements de campagne en appelant à un référendum afin de ne pas se substituer à la souveraineté populaire. Il existait un moyen de rassembler les socialistes. Cette position était évoquée par les représentants de toutes les sensibilités du PS dans le groupe de travail sur le Traité Simplifié que le Bureau national m’a demandé d’animer depuis l’été. Cette position, identique à celle adoptée par les socialistes lors du référendum européen de 1972 sur la proposition de François Mitterrand était, au nom de la cohérence et de l’unité de la gauche : l’abstention ou la non participation au vote.
Une autre voie a été choisie. Je m’y plie. Elle porte pourtant en elle le ferment de la division. Secrétaire national en charge du projet européen, nommé pour permettre le dépassement du clivage entre le oui et le non, je déplore notre échec. Je remets donc aujourd’hui ma démission du secrétariat national à François Hollande.

