Bastien RECHER

Blog d'un militant socialiste NPS de Paris

29 février 2008

Paris, la banlieue et la mixité sociale…

Lyc_e_Chars_dans_le_Vexin_95Quelques données pour illustrer l'article de Guillaume Balas paru dans le dernier numéro de "Haut et fort" :

9 millions de Franciliens vivent en milieu urbain.

Chômage et pauvreté en Île-de-France

300 000 demandeurs de logements sociaux en 2004.
500 000 demandeurs d’emplois en 2004.
503 000 allocataires des minimas sociaux en 2004.
Un million de personnes vit dans un foyer allocataire à bas revenu, dont 482 000 jeunes de moins de 20 ans.
En 2001, 15.000 franciliens étaient sans domicile, parmi lesquels près d’un sur trois avait moins de 30 ans.

Fiscalité : l’accroissement continu des inégalités

Le revenu moyen après impôts des foyers fiscaux de Seine-Saint-Denis a diminué de 3,5 % en euros constants entre 1984 et 2004 tandis qu’il augmentait de 21 % en Île-de-France et de 41 % à Paris.

Les foyers fiscaux parisiens déclarent un revenu après impôt supérieur de 69 % à celui des foyers de Seine-Saint-Denis en 2004, alors que l’écart n’était que de 16 % en 1984.

Les écarts de potentiel fiscal varient de 1 à 7,5 entre communes d’Île-de-France.
Les départements de Paris et des Hauts-de-Seine concentrent 47 % des bases de taxe professionnelle de l’Île-de-France contre 17 % pour le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis.

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27 février 2008

Le nouveau numéro de la lettre du NPS 75

nps75_entete


Télécharger ici au format PDF le nouveau numéro de "Haut et fort"

Et toujours le blog du NPS 75 : http://reinventerlagauche.over-blog.com/

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24 février 2008

Éducation nationale : État des lieux après la grève du 24 janvier 2008

manif__ducDe 2002 à 2007, les attaques de la droite dans le domaine de l’Éducation ont porté essentiellement sur la question des moyens. Il s’agissait d’abord de supprimer des postes pour des raisons budgétaires en prétextant une baisse du nombre d’élèves, pourtant largement compensée par les départs en retraite des enseignants baby-boomers. A la rentrée de 2008, ce seront ainsi près de 30 000 postes d’enseignants qui auront été supprimés depuis 2002, alors que les socialistes prévoyaient au contraire un plan pluriannuel de recrutement.
Les conséquences sont nombreuses : le nombre d’heures enseignées diminue et la plupart des établissements, même classés, ont maintenant les horaires planchers dans toutes les matières ; dans de nombreuses académies, la gestion des effectifs se fait à flux tendu et les remplacements ne sont plus assurés ; la montée de la violence dans les établissements du secondaire est directement liée à la baisse de la présence des adultes.

Des attaques nouvelles contre le métier d’enseignant depuis 2007
Les rapports se succèdent et sont tous porteurs des mêmes attaques contre le métier d’enseignant. Un seul exemple, la volonté de renforcer l’autonomie des établissements conduit à rendre les profs dépendants des principaux, aussi bien dans le domaine pédagogique que dans la gestion des carrières et des conditions de rémunération.
A cet égard, le nouveau rapport Pochard, censé améliorer et revaloriser la condition enseignante, ne fait que confirmer ces craintes. Il insiste sur la rémunération au mérite, incite les profs à cumuler les heures supplémentaires et les heures de présence dans les établissements, et cherche à leur faire accepter des tâches qui ne relèvent pas de leurs compétences et de leur statut : surveillance des élèves, tâches administratives, soutien scolaire… Or, une étude récente du ministère a montré qu’un prof travaille en moyenne 39 heures par semaine, dans le cadre d’une charge de cours de 18 heures.
Par ailleurs, sur la question du pouvoir d’achat en constante baisse des enseignants, le gouvernement aujourd’hui ne propose de revaloriser le point d’indice qu’à hauteur de 0.8% cette année, ce qui ne permet même pas de compenser l’inflation.

La question transversale de l’Éducation prioritaire
Le gouvernement s’emploie aujourd’hui à masquer l’état d’urgence et à nier la montée de la violence dans les quartiers difficiles, alors qu’elle est directement liée à la suppression des moyens humains et à une atmosphère de rejet complet de l’État sous toutes ses formes. Les rectorats en sont réduits à faire pression sur les chefs d’établissement pour minimiser les problèmes, limiter les conseils de discipline et la remontée des incidents graves.
La seule réponse concrète du gouvernement consiste à organiser de « l’accompagnement éducatif » dans certains établissements. Ce dispositif de soutien scolaire est cependant trop ponctuel, et comme il se fait sur la base du volontariat des élèves, son efficacité reste limitée.
Enfin, la mise en place du fichage des élèves, à relier avec la détection précoce de la délinquance, confirme bien les enseignants dans l’idée qu’on leur demande maintenant de faire du contrôle social dans les banlieues.

Pourtant, aucune politique de la ville, aucun « plan banlieue » ne peut réussir sans une véritable ambition de relancer l’éducation prioritaire. Dans de nombreux quartiers, le collège est le dernier service public qui reste, la seule présence de la République. Or, la concentration de difficultés sociales et familiales dans ces quartiers exige de mettre en place des structures particulières : classes à 15 élèves, généralisation des classes relais pour les élèves en grande difficulté et en décrochage, soutien scolaire obligatoire pour certains le soir (sous forme d’internats externalisés par exemple), dispositifs stables pour les élèves non-francophones…
Avec la suppression de la carte scolaire, les stratégies d’évitement se multiplient et il est à craindre que les problèmes ne s’accroissent dans les établissements les plus difficiles qui n’auront bientôt plus que des élèves en décrochage scolaire. La rentrée 2008 promet…

Bastien Recher

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13 février 2008

Emmanuelli s'inquiète auprès de Delanoë d'une alliance avec le Modem

arton11_b4cf4PARIS, 13 fév 2008 (AFP) -  Le député PS Henri Emmanuelli a déclaré mercredi sur I-télé s'être inquiété auprès du maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, d'une éventuelle alliance avec le Mouvement démocrate (MoDem) dans la capitale.
"Je lui ait dit que j'étais inquiet par ce mélange des choses", a déclaré ce représentant de l'aile gauche du PS, au lendemain d'un bureau national où le sujet a été évoqué.
Interrogé sur la réponse du maire de Paris, M. Emmanuelli a indiqué: "j'ai cru comprendre que ce n'était pas le cas, qu'il n'y avait pas d'alliance avec le Modem".
"Au premier tour, Bertrand Delanoë aura les moyens d'imposer sa liste sans recourir à des perspectives d'alliance", a souligné le député des Landes.
"A Pau, notre candidate est contre M. Bayrou, à Bordeaux notre candidat est contre M. Juppé soutenu par le MoDem, et j'entends dire +oui mais à Paris on pourrait faire alliance avec le MoDem+, il faudrait quand même mettre un peu d'ordre dans tout ça", s'est-il exclamé.
"Le MoDem pour l'instant c'est un parti qui cherche à exister, je ne pense pas que ce soit le rôle du PS de lui faciliter les choses", a-t-il assuré.

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