21 janvier 2008
Pour le respect de la souveraineté populaire : Contribution de Philippe Marlière
En réalité, être pour ou contre le traité de Lisbonne n’est pas la question qui sera posée aux parlementaires qui se rendront à Versailles. La seule question que tout parlementaire honnête devrait trancher le 4 février est : qui peut défaire ce que la volonté populaire a fait en 2005 ? Je note que les partisans de la ratification parlementaire évitent tous de poser cette question ; l’unique question qui devrait intéresser les démocrates de tous bords.
Nicolas Sarkozy a bien entendu menti. Ce nouveau
traité n’est ni « simplifié », ni délesté de ses dogmes néolibéraux. Il
est compliqué à souhait et c’est une copie quasi-conforme au texte
précédent. Tout le monde, à gauche et à droite, le reconnaît. Sarkozy
ne peut donc prétendre qu’une adoption parlementaire est possible car
ce traité serait "différent", "simplifié".
Et quand bien même ce serait le cas, cela ne pourrait justifier la décision prise par François Hollande et ses alliés de s’abstenir de voter à Versailles. Le PS est officiellement pour la tenue d’un référendum. L’unique moyen pour y parvenir est de voter contre la révision constitutionnelle. La mise en échec du stratagème sarkozyste est mathématiquement à portée de main : le total des voix de gauche + 8 voix de droite suffiraient à déjouer le coup de force. En revendiquant d’une part un référendum, et en s’efforçant de l’autre de saboter les efforts de la gauche pour y parvenir, ces socialistes commettent un acte grave.
Grave au regard des multiples promesses faites au peuple français par le PS depuis trois ans (congrès socialistes, projet socialiste, proposition de Ségolène Royal). Le 29 mai 2005, Hollande, mine contrite, avait déclaré que puisque le « peuple s’était détourné du PS, il fallait en tenir compte ».
Grave, car cette décision discrédite non seulement ses protagonistes, mais aussi les socialistes honnêtes qui sont en désaccord avec elle.
Grave, enfin, car cela revient à cautionner la politique sarkozyste. Pour paraphraser Pierre Moscovici, parlant de la visite de Tony Blair au Conseil national de l’UMP, cela revient à donner une caution « de gauche » à la droite la plus dure que la France ait connu depuis la Libération.
La décision de la direction du PS aura des conséquences multiples, profondes et durables. Elle facilitera, par exemple, le ralliement à la droite d’un deuxième groupe de cyniques et d’opportunistes. Ce n’est pas une coïncidence que Jack Lang, dont on parle comme successeur de Rachida Dati à la Justice, ait annoncé qu’il votera Oui à Versailles avec les parlementaires de droite.
Le combat pour le respect de la souveraineté populaire et l’émergence d’une gauche qui soit véritablement de gauche doit continuer entretemps. A Versailles et ailleurs.
23 novembre 2007
En attendant de finir la lecture du traité...
... je viens de signer cet appel qui exige un référendum pour ratifier ce que l'on appelle le traité de Lisbonne ou traité simplifié :
http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index.php
27 octobre 2007
Lectures de vacances : le mini traité
Il faut vraiment chercher pour trouver le texte du traité simplifié :
Télécharger le texte
Si ça peut aider certains...
Je vais donc prendre calmement le temps de le lire et j'essaierai ensuite de vous faire part de mes observations.
15 septembre 2007
Nouveaux Défis pour les Services Publics en Europe

J'ai reçu ce matin ce mail de la confédération européenne des syndicats :
Madame, Monsieur,
Nous vous remercions vivement d'avoir signé la
pétition pour des services publics de qualité accessibles à tous. Plus
de 400,000 personnes ont déjà apporté leur soutien à notre combat contre la
politique de libéralisation de la Commission européenne. Nous sollicitons votre
soutien afin de mieux faire connaître notre initiative en faveur des services
publics.
Les nouvelles tentatives de la Commission européenne pour
libéraliser certains services publics - poste, transports, énergie, services
sociaux, santé, etc. - montrent l'urgence de protéger les services publics en
Europe.
Pour vous informer sur ces nouvelles menaces qui pèsent sur les
services publics, nous avons mis en place une rubrique internet Nouveaux défis!
Nous vous invitons à consulter cette
rubrique et à diffuser largement la pétition autour de vous.
Meilleures salutations,
Józef Niemiec
Secrétaire confédéral
de la CES
L’objectif de la pétition est de collecter un million de signatures pour pousser
la Commission européenne à proposer une législation afin de créer les conditions
pour la mise en oeuvre des droits et des besoins fondamentaux, tels que les
droits à la santé, à la formation, à la culture, aux transports, à la
communication, à l’information, à l’énergie, à l’eau, à la sécurité alimentaire,
à l’environnement, au logement, etc.
22 janvier 2007
Bonne nouvelle pour l'Europe politique !
La semaine dernière les eurodéputés socialistes français ont refusé de respecter l'accord technique entre le PSE et le PPE qui prévoyait le partage de la présidence du Parlement européen. Cette démarche va dans le bon sens car elle clarifie les rapports gauche-droite au sein du parlement pour les citoyens européens. Si l'on veut que la démocratie européenne fonctionne, il faut démontrer que l'élection des eurodéputés a une vraie signification et que des politiques différentes sont possibles.
J'avais écrit pour le Congrès du Mans une contribution nationale thématique sur cette question de la transition démocratique européenne inachevée et du rapport entre logique politique et logique diplomatique dans le fonctionnement des institutions de l'Union. Toujours d'actualité ?
Télécharger ce texte au format Word : ContributionTh_matiqueAS_Europe
Au format PDF : ContributionTh_matiqueAS_Europe

