28 octobre 2006
Un appel de militants NPS du 93 en faveur de Fabius
Le 16 novembre, nous ferons le choix de Laurent Fabius
" Nous sommes des militants socialistes de Seine Saint Denis. Au dernier congrès, nous avons fait le choix de la motion présentée par le Nouveau Parti Socialiste.
Parce que nous croyons à la nécessité d'un ancrage à gauche du parti, d'une rénovation des institutions et d'une réorientation de la construction européenne, nous nous sommes engagés au NPS. Depuis, le congrès du Mans, nous avons oeuvré pour que le projet des socialistes soit porteur d'espérances nouvelles pour les citoyens de notre pays.
Notre principal engagement aujourd'hui consiste à défendre non pas une personne, mais des idées, des valeurs qui seront indispensables demain au candidat désigné pour gagner puis gouverner. La délibération collective est un élément essentiel de notre engagement et nous trouvons sain que les différents candidats puissent débattre devant les militants.
Nous sommes tout de même inquiets de la personnalisation à outrance du débat. Notre rôle reste donc essentiellement de défendre des idées résumées dans le projet des socialistes en réponse à l'attente sociale. Si nous préférons le projet à son interprète, nous devons maintenant choisir celui ou celle qui, de par la manière dont il ou elle compte l'appliquer et de par les priorités qu'il ou elle fixe, nous semble le ou la plus fidèle aux combats que nous portons. La question est donc maintenant pour nous de décider lequel de nos candidats est le mieux à même d'incarner et de mener à bien ce projet.
La stratégie de rassemblement pour la gauche dès le 1er tour, les moyens et l'agenda mis en place sur la question sociale et le pouvoir d'achat, les propositions pour la réorientation de la construction européenne, la manière de faire face à l'impact social et écologique de la mondialisation libérale, les mesures et le calendrier de réforme des institutions, les moyens pour faire vivre un parti collégialement dans le cadre d'institutions qui ne le permettent pas : tels sont les éléments essentiels qui on déterminé notre choix.
Parmi nos trois candidats, un seul se revendique clairement du projet socialiste, fruit de notre intelligence collective. Un seul apporte des réponses qui mettent en avant nos valeurs et nos exigences. C'est Laurent Fabius.
En cohérence avec nos choix, nous voterons donc pour lui et nous le soutiendrons pour que ce qu'il porte actuellement dans la campagne interne soit le plus entendu possible.
Il s'agit d'un choix fondé sur une orientation politique que nous jugeons à l'aune
de la campagne actuelle. Ce soutien n'a de sens pour nous que dans l'indépendance et l'exigence de nos convictions.
C'est forts de notre identité et de nos convictions, que le 16 novembre, nous voterons Laurent Fabius. "
Premiers signataires :
Tania Assouline Mathieu Hanotin
20 octobre 2006
«Journalistes à babord présidentielles à tribord...» Par JOEYSTARR
à voir dans le Libération d'aujourd'hui :
" Parmi les réponses à tout ce qui concerne la délinquance, quand j'entends Royal parler de camp militaire, on sait déjà où ça existe. Faut gratter un peu, les mecs. Ça me dérange ça. Et puis surtout, Royal, elle a dit ça à une période où tout le monde surenchérissait, Sarkozy avait sorti ça, donc elle surenchérissait. C'est flippant.
Je ne suis pas conquis par ce genre d'argument qui veut qu'une femme peut faire de la politique de manière différente. ça, j'en ai rien à foutre. C'est comme en musique. Quand on me dit : «les femmes dans le rap?» , je m'en fous. Quand je joue de la guitare, du piano, je ne sais pas quelle corde est plus féminine. Moi, ce qui m'intéresse, c'est que les gens soient investis, qu'on soit sûr qu'ils ne soient pas dans un plan de carrière. De toute façon, excuse-nous, on est naïf comme les gens qui achètent votre journal, enfin pour la plupart. Et puis heureusement. Moi, je suis amené à voir beaucoup de choses. Je reste encore naïf, je me demande pourquoi. On manifestait dernièrement pour les sans-papiers à Bastille. On a vu Strauss-Kahn arriver pile poil au moment où il y avait les caméras. Il est resté deux minutes et le soir, au journal, on voit Strauss-Kahn comme s'il était dans le cortège. Tous les bénévoles, les associations, sont passés à l'as. Pourtant je suis persuadé qu'il va se passer quelque chose, grâce à ces gens-là, de la base, parce que sinon, je resterais chez moi. "
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/211883.FR.php
