11 décembre 2007
Portrait dans l'hebdo de la semaine
Bastien
Recher a connu, en septembre dernier, sa quatrième rentrée comme
professeur d’histoire et géographie dans un établissement « sensible »
de Bondy (Seine-Saint-Denis). Au menu, la
Révolution française,la guerre de 1871, la première guerre mondiale, la
seconde… puis la construction européenne. Un programme exaltant, un
enseignement indispensable, qui donne à ses élèves des repères. C’est
justement sur ce point que ce presque trentenaire aime insister.
«Ici,les jeunes sont en manque de tout, mais surtout en manque de clés
qui pourraient leur permettre de comprendre le monde dans lequel ils
vivent. »
« Je suis volontaire ». En effet, pas de classement en zone d’éducation
prioritaire (ZEP) pour ce collège à dimension humaine, mais un
recrutement sur la base du volontariat. Le système est simple : une
affectation pendant cinq ans dans un quartier difficile, et « après tu
choisis ». Mais pour Bastien Recher, ce poste n’a pas pour finalité de
passer dès septembre prochain sa carrière dans le centre de la
capitale, au sein d’un établissement plus tranquille. Non, ce poste,
c’est son engagement.
Parisien, militant de la section du Ve arrondissement, le jeune
enseignant passe en moyenne deux heures et demie par jour dans les
transports et, une fois arrivé à bon port, il avoue « jouer plus à
l’assistant social qu’à l’historien ». Être prof principal, c’est
apporter un soutien moral aux familles, des conseils administratifs,
parfois même juridiques, témoigne celui qui, pas plus de 5 ans
auparavant, étudiait sur les bancs de la Sorbonne.
« Rien n’est fait par le gouvernement, les élèves se sentent
abandonnés. » Et, lorsque sont évoqués les « orphelins de 16h00 »,
comme aime les nommer Nicolas Sarkozy, il répond d’un ton passionné
: « Les formules de soutien scolaire qui ont été mises en place ne
répondent en rien à la situation ». Basée sur le volontariat des
élèves, et sans ambition pédagogique de la part de l’éducation
nationale, cette mesure ne résout absolument pas les problèmes des
adolescents en situation d’échec scolaire.
Pourtant, pour Bastien Recher, les solutions existent. Plus de moyens,
« pour qu’à chaque heure de la journée, il y ait des surveillants dans
les collèges », le retour à la police de proximité, pour le versant
sécurité, mais surtout une réelle volonté de récréer dans chaque
commune une véritable mixité sociale.
Ariane Vincent
Liens :
http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/12/05/1057/
http://www.parti-socialiste.fr/livresPDF/hebdo469/hebdo469.swf
30 novembre 2007
La campagne dans le 5e commence sur internet

Le site de campagne a été inauguré cette semaine.
Retrouvez toute l'actualité de la campagne de Lyne Cohen-Solal et des socialistes du 5e sur :
http://www.lynecohensolal.net/
27 novembre 2007
Crise des banlieues : les conséquences du désengagement de l'Etat depuis 2002
Un article qui illustre bien les conséquences de la politique menée par la droite au pouvoir depuis 2002. Au-delà des effets d'annonce et des grandes déclarations démagogiques, l'Etat se retire des quartiers en difficulté, et les abandonne à l'échec scolaire et à la violence.
Marjorie Corcier, mardi 27 novembre 2007 | Le Parisien
Depuis qu'une élève de 4 e a été battue par ses camarades fin octobre, les incidents se multiplient. Les profs évoquent un « climat lourd » et veulent des renforts.
L'AGRESSION fin octobre d'une élève, rouée de coups par des garçons de sa classe dans les couloirs du collège Henri-Sellier de Bondy, avait semé l'émoi dans l'établissement, notamment après le placement en garde à vue d'une douzaine d'élèves de 4 e . Les auteurs n'ont pas encore été punis, l'établissement attend les conclusions de l'enquête de la brigade des mineurs, via la convention de partenariat qui lie dans le 93 l'Education nationale, la police et la justice (lire ci-dessous) . Mais voilà, depuis ce grave incident, les violences n'ont pas cessé à Henri-Sellier.
Pis encore, au retour des vacances de la Toussaint, la jeune collégienne molestée a été à nouveau la cible de coups, donnés cette fois à quelques mètres de l'établissement. Ce sont encore les pompiers qui l'ont transportée à l'hôpital. Depuis, l'adolescente a été scolarisée ailleurs.
Un couteau brandi à la récréation
Mercredi dernier, c'est un couteau qui a été brandi par un ado de 4 e en pleine récréation de 10 heures. « Il a porté des coups au torse et à la cuisse d'un autre élève qui ont heureusement été parés par son manteau », explique Bastien Recher, prof d'histoire-géo et militant au Snes. Une version que n'a pu confirmer l'inspection académique, qui précise seulement qu'« un élève a sorti un couteau à cran d'arrêt ».
Pour couronner le tout, il y a quelques jours, quatre profs ont été publiquement accusés de racisme sur des affiches placardées à l'entrée du collège, tous ont déposé plainte. « C'était un appel au lynchage ! » accuse Bastien Recher, qui fait partie des enseignants visés. Il évoque « un climat lourd » déjà depuis l'an passé où « le principal avait reçu un coup » après l'intrusion d'un ancien élève, où des projectiles avaient été lancés sur la façade du collège et où « une élève avait été piquée avec une seringue ». Le militant s'insurge aussi contre « la baisse constante des moyens », explique que ses collègues sont « fatigués » et entend réclamer un deuxième conseiller principal d'éducation (CPE) cet après-midi lors d'une demi-journée banalisée.
Pour Marc Bablet, inspecteur d'académie adjoint, « l'agression de la jeune fille n'est pas forcément liée à une problématique scolaire, c'est une affaire de cité. Les enfants ont peur dans leur environnement, ils prennent des couteaux pour se défendre. C'est à nous de leur montrer que la meilleure façon de le faire, ce n'est pas de s'armer », analyse le responsable, qui entend conduire avec les équipes « un travail pour accompagner la gestion pacifique des conflits ».
23 novembre 2007
En attendant de finir la lecture du traité...
... je viens de signer cet appel qui exige un référendum pour ratifier ce que l'on appelle le traité de Lisbonne ou traité simplifié :
http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index.php
13 novembre 2007
La Forge est en marche

Le Think tank, créé à l'initiative de Benoît Hamon, a été présenté samedi dernier à Science-Po.
Retrouvez toute l'activité de la Forge :
06 novembre 2007
Démission du Secrétariat National à l’Europe
Communiqué de presse de Benoît HAMON,
Député européen, Secrétaire national du Parti Socialiste en charge des questions européennes.
Démission du Secrétariat National à l’Europe.
Paris, le 06 Novembre 2007
Le Parti Socialiste a décidé à la majorité des voix du bureau national d’approuver le traité simplifié proposé à la ratification du parlement par Nicolas Sarkozy.
Il y a bientôt 2 ans, le Parti Socialiste, conscient de l’importance de se rassembler pour battre la droite, faisait le choix, à l’occasion de son congrès, d’opérer une synthèse entre ses principales sensibilités. Cette synthèse, quelques mois après le référendum sur le traité constitutionnel qui avait vu, malgré la campagne du PS en faveur du oui, une majorité de Français refuser ce texte, proposait notamment de dépasser le clivage entre les partisans du Oui et les partisans du Non. La synthèse avait vocation à rappeler que si les socialistes s’étaient opposés sur la stratégie, ils étaient rassemblés sur le projet européen.
Aujourd’hui le Parti Socialiste s’est une nouvelle fois divisé en deux blocs sur l’appréciation du contenu du texte. Il est même divisé sur l’opportunité de soumettre le texte à référendum alors qu’il avait fait de ce principe une « obligation démocratique » lors de la campagne présidentielle et que ce principe est soutenu par une large majorité des français.
Invitée à commencer la rénovation du PS en disant oui au mini traité, une majorité du bureau national a choisi d’approuver un texte qu’elle a été presque unanime à juger médiocre 15 jours auparavant. Simultanément, les argumentaires lapidaires refont surface pour sommer les socialistes de ne pas rater ce nouveau rendez-vous de l’Histoire.
Pourtant, il existait un moyen de dire notre insatisfaction sur le fond, de rester solidaire avec les socio-démocrates européens et cohérents avec nos engagements de campagne en appelant à un référendum afin de ne pas se substituer à la souveraineté populaire. Il existait un moyen de rassembler les socialistes. Cette position était évoquée par les représentants de toutes les sensibilités du PS dans le groupe de travail sur le Traité Simplifié que le Bureau national m’a demandé d’animer depuis l’été. Cette position, identique à celle adoptée par les socialistes lors du référendum européen de 1972 sur la proposition de François Mitterrand était, au nom de la cohérence et de l’unité de la gauche : l’abstention ou la non participation au vote.
Une autre voie a été choisie. Je m’y plie. Elle porte pourtant en elle le ferment de la division. Secrétaire national en charge du projet européen, nommé pour permettre le dépassement du clivage entre le oui et le non, je déplore notre échec. Je remets donc aujourd’hui ma démission du secrétariat national à François Hollande.
27 octobre 2007
Lectures de vacances : le mini traité
Il faut vraiment chercher pour trouver le texte du traité simplifié :
Télécharger le texte
Si ça peut aider certains...
Je vais donc prendre calmement le temps de le lire et j'essaierai ensuite de vous faire part de mes observations.
19 octobre 2007
Lyne Cohen-Solal investie pour les municipales dans le 5e arrondissement
La candidate que nous soutenions, Lyne Cohen-Solal, a été investie hier soir au premier tour par les militants socialistes du 5e arrondissement, pour conduire la liste des municipales de mars prochain.
Nous appelons tous les socialistes à se rassembler et à poursuivre le travail d'élaboration du programme municipal pour le 5e arrondissement. La victoire est plus que jamais possible dans l'arrondissement symbole des dérives de la droite parisienne.
17 octobre 2007
Investiture du 18 octobre
Cher-e-s camarades,
La semaine dernière Bertrand Delanoë a apporté publiquement son soutien à Lyne Cohen-Solal. Ce soutien n'est pas le fait du prince mais bien la marque d'un intérêt pour le 5e arrondissement et la reconnaissance du travail accompli par une de ses adjointes. Les militants socialistes du 5e arrondissement ne sont pas liés par ce choix, mais l'avis du premier militant socialiste parisien doit leur permettre de les aider à se prononcer le 18 octobre prochain.
Nous souhaitons vous dire que nous soutenons la démarche du maire de Paris. En effet, nous considérons avec lui que le 5e arrondissement est un enjeu majeur des municipales de mars prochain. La gauche peut confirmer sa bonne santé parisienne en remportant un arrondissement tenu par la droite, où elle progresse régulièrement depuis 2004, jusqu'à être majoritaire lors de certains scrutins. Une victoire de la gauche dans le 5e arrondissement pourrait non seulement conforter la majorité sortante au Conseil de Paris, mais elle aurait aussi un retentissement national.
Cette victoire dans le 5e arrondissement, nous l'obtiendrons grâce à la dynamique parisienne globale qu'impulse Bertrand Delanoë.
La campagne interne n'a pas toujours été à la hauteur de l'enjeu et nous sommes heureux d'avoir pu essayer d'amener un minimum de sérénité dans cette période. Nous en tirons aussi deux enseignements forts. Tout d'abord, les débats entre candidats, tout comme le travail des commissions thématiques dans lesquelles nous nous sommes profondément investis, ont permis de faire avancer les socialistes du 5e sur la préparation de leur programme municipal. Enfin, nous pensons que la question cruciale du renouvellement ne peut être évacuée à l'issue du débat sur la tête de liste.
Pour les municipales de mars prochain, la droite parisienne a fait le choix de l'alliance entre le système clientéliste de la famille Tibéri et le rouleau compresseur du soutien gouvernemental. Face à cela, les socialistes du 5e arrondissement doivent se présenter rassemblés, non pas autour d'une candidature souveraine, mais bien en tant qu'équipe variée aux compétences diverses.
Dans les mois qui viennent, aussi bien dans la préparation de la campagne, que dans la campagne elle-même, nous nous efforcerons de poursuivre notre démarche de rassemblement des socialistes, dans le respect des personnes et des sensibilités, car en mars prochain, nous voulons gagner et changer le 5e arrondissement.
Sincères amitiés socialistes,
Bastien RECHER (BF), Axel RABOURDIN (CF),
animateurs du NPS dans le 5e arrondissement
15 octobre 2007
Université du NPS: "Réfléchir à une dynamique" pour un Epinay 2
AFP - Dimanche 14 octobre, 13h48 LABÈGE (AFP) - Le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli a appelé, dimanche près de Toulouse, le PS et les autres partis de la gauche à "réfléchir à une nouvelle dynamique" pouvant déboucher sur "un Epinay 2", en référence au congrès d'Epinay en 1971 à l'origine de l'idée de l'union de la gauche.
Pour l'ex-ministre socialiste, qui intervenait dans l'université d'été du Nouveau parti socialiste (NPS) à Labège, "ou continue sur la lancée de ce qu'on a connu pendant 20 ans avec la gauche plurielle", des rassemblements stratégiques entre forces progressistes, "ou on commence à réfléchir (...) à la mise en place d'une nouvelle dynamique".
"Notre responsabilité est de convaincre, dans notre parti, qui a une responsabilité relativement importante dans le camp progressiste", qu'on "ne peut pas rester dans la situation où nous sommes", a-t-il insisté.
"On peut dire qu'Epinay c'est fini, je suis d'accord, mais ce qu'il faut c'est imaginer Epinay 2", a suggéré Henri Emmanuelli devant près de 400 participants aux ateliers dont le thème était pendant trois jours "Quel PS pour le 21e siècle ?". Des débats auxquels ont pris part des représentants du Parti communiste, du PRG et des Verts.
Pour lui, cette dynamique pourrait avoir comme perspective "une maison commune, où l'on construit autour de la proportionnelle et où chaque sensibilité qui constitue la gauche est représentée". "Est-ce que cette nouvelle dynamique doit déboucher sur une fédération, sur une formation unique, je n'en sais rien", a-t-il convenu.
Devant l'adjoint au maire (Verts) de Paris Denis Baupin et le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, M. Emmanuelli a souligné que "Les Français attendent des propositions lisibles et intelligibles" sur les sujets qui les préoccupent et a cité pour exemples "l'accès de tous à la santé, à la culture" ainsi qu'à un "système de retraites par répartition ou à la dignité de tous", concernant par exemple le logement social.
"S'il n'y a pas à gauche une nouvelle dynamique il ne se passera pas grand'chose et nous sombrerons dans des ornières que nous avons déjà connues", a-t-il conclu.


