08 avril 2008
Soutien à la mobilisation contre les suppressions de postes à Paris
Pour information aux élus
A tous les parents du collège et lycée Voltaire,
Aujourd'hui les cours ont repris au collège et au lycée Voltaire dans la grisaille neigeuse et le froid du matin.
Ce soir sous la grêle nous étions là parents pour afficher nos messages de protestation à l'adresse de M. SARKOZY
120 pinces à linges alignées sur la corde tendue sur la facade du lycée contre la suppresssion des postes d'enseignants, de CPE, d'assistants de laboratoire au Lycée Voltaire.
Continuons encore et encore à afficher nos messages, chaque jour envoyons nos lettres de protestation , c'est gratuit !
au président de la République
Palais de l'Elysée
75008 Paris
Vendredi 11 avril 2008 , manifestation du vendredi noir au lycée Voltaire à partir de 17H devant le lycée en signe de protestation et de colère.
le noir sera la couleur dominante.
Les parents d'élèves FCPE
retrouvez toutes les infos sur le blogs des parents
voici l'adresse du blog : http://voltaire.hautetfort.com/
27 mars 2008
Delanoë met en garde le PS contre l'alliance avec le centre
PARIS - Bertrand Delanoë a mis en garde mardi le conseil national du PS contre la tentation de l'alliance avec le centre prônée par Ségolène Royal.
"Avant de nous interroger sur les alliances avec d'autres, il faut nous donner de la force à nous-mêmes. Après seulement, nous aurons la capacité de rassembler au delà de nous", a déclaré le maire de Paris devant le "Parlement" du PS réuni dans un hôtel parisien.
"Cela s'applique d'abord à la question du centre. Si le centre est à la fois à droite et à gauche, envisager quelques perspectives avec lui reviendrait à nous mentir d'abord à nous-mêmes", a poursuivi Bertrand Delanoë, applaudi par les cadres du PS.
Sans citer le nom de sa rivale, présente dans la salle, le maire de Paris à insisté sur la nécessité de "se différencier" sans "se diviser" lors du congrès du PS "loin des postures, des regards rivés sur les sondages ou des recettes de marketing politique". "Nous pouvons et nous devons travailler sur les idées et tous ensemble", a-t-il dit.
Bertrand Delanoë a apporté son soutien au calendrier proposé par François Hollande et la direction du parti en vue d'un congrès du 7 au 9 novembre prochain. Il y a vu "un atout pour que la réflexion soit approfondie" et qu'elle engage tous les militants du PS. "Librement mais sans complaisance, nous pouvons chercher et trouver un grand parti de gauche, populaire, moderne, construisant son offre politique sur la créativité, l'audace et le réalisme au service du progrès social", a suggéré le maire de Paris. AP
25 mars 2008
Muncipales : les électeurs veulent une gauche de gauche.
Tribune de Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, parue ce jour dans le Monde.
Tirer les leçons d’une consultation électorale est un devoir primordial pour une formation politique, a fortiori pour le Parti socialiste qui a été l’acteur majeur de la victoire de la gauche dimanche 16 mars.
La première leçon est simple. Elle se lit dans la sécheresse des résultats : la droite a subi une déroute lors de ces élections municipales. Les 58 villes de plus de 20 000 habitants conquises par la gauche traduisent l’ampleur de cette défaite. Il peut sembler banal de l’affirmer mais cela est nécessaire tant l’impudence, voire l’autisme des ministres et des dirigeants de l’UMP sur les plateaux de télévision confinait au déni de réalité. Le nombre de villes conquises donne une dimension incontestablement nationale à cette défaite.
La seconde leçon concerne le "rôle central" que prétendait exercer le MoDem au centre de notre échiquier politique. A force de vouloir être partout à la fois, le MoDem n’a fini nulle part. La plupart du temps il est resté dans le giron de ses alliés traditionnels de droite, sans lesquels il n’aurait pas conservé le peu de municipalités dont les électrices et les électeurs lui concèdent encore la gestion. En entendant François Bayrou, au soir du premier tour, appeler en vain les électeurs palois à faire barrage aux "socialo-communistes", il nous revenait en mémoire cette définition que François Mitterrand donnait du centre dont il affirmait, non sans humour, qu’il n’était "ni de gauche ni de gauche".
A CONTRESENS DE L’HISTOIRE
Nous serions donc bien avisés de stopper rapidement une inutile et grotesque "danse du centre" et de laisser François Bayrou à sa stratégie électorale narcissique. Le scrutin municipal a eu cette vertu de démontrer l’absence d’efficacité électorale de l’alliance avec le MoDem, ce qui ne signifie pas qu’il faille renoncer à parler à ses électeurs. Si le MoDem décide de rejoindre le camp de la gauche et ses valeurs progressistes, il sera le bienvenu. Cette décision lui appartient, mais n’appartient qu’à lui. En attendant, nous avons mieux à faire.
Ce que nous avons à faire, et cela sera notre troisième et dernière leçon provisoire, est de constater le glissement à gauche de notre électorat. Partout où la gauche était rassemblée, elle réalise de très bons scores. Quand elle était divisée de notre fait, alors communistes, écologistes ou extrême gauche réalisaient des scores qu’il serait absurde d’ignorer. Finalement nous sommes dans une figure classique de notre vie politique accompagnée d’une donnée nouvelle.
La figure classique est celle de la bipolarisation entre la gauche et la droite. Une bipolarisation dont nous n’hésitons pas à affirmer qu’elle est saine pour notre démocratie, qui a besoin d’options différenciées et de confrontations d’idées et de projets.
La nouveauté est celle d’une radicalisation d’une partie de notre électorat qui s’explique aisément par l’inquiétude croissante devant la dégradation des conditions de vie des classes populaires et, phénomène nouveau, des classes moyennes. Les socialistes risqueraient de passer à côté de l’essentiel s’ils ne tiraient pas rapidement les conséquences qui s’imposent de ce message adressé par les Françaises et les Français. Un message qui risque de s’amplifier tant les perspectives économiques mondiales sont inquiétantes. La crise de très grande ampleur que traverse le système financier international, et qui menace désormais d’entraîner l’économie mondiale dans la spirale de la récession, marque assurément la fin des illusions de la globalisation financière et de la libéralisation effrénée du commerce international.
Alors qu’aux Etats-Unis, en Angleterre et, demain, en France et en Europe les dirigeants seront soumis à la nécessité de prendre des mesures radicales de sauvetage du système bancaire et de se tourner vers des formes nouvelles de régulation publique de l’économie, il serait paradoxal que la gauche française, en quête d’une illusoire modernité, "mue" à contresens de l’histoire.
Nous assistons à la fin de la domination culturelle du libéralisme et du capitalisme financier. Cela constitue une opportunité sans précédent de faire avancer nos idées progressistes. C’est ce à quoi nous invitons le Parti socialiste et ce à quoi nous consacrerons notre énergie dans les semaines et les mois à venir, avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent.
11 mars 2008
Quelle victoire !
Plus de 55 % au 1er tour, soit plus de 25 000 voix ! La victoire est éclatante pour la liste de rassemblement de la gauche conduite par Patrick Bloche dans le 11e arrondissement.
Les résultats parisiens : ici.
29 février 2008
Paris, la banlieue et la mixité sociale…
Quelques données pour illustrer l'article de Guillaume Balas paru dans le dernier numéro de "Haut et fort" :
9 millions de Franciliens vivent en milieu urbain.
Chômage et pauvreté en Île-de-France
300 000 demandeurs de logements sociaux en 2004.
500 000 demandeurs d’emplois en 2004.
503 000 allocataires des minimas sociaux en 2004.
Un million de personnes vit dans un foyer allocataire à bas revenu, dont 482 000 jeunes de moins de 20 ans.
En 2001, 15.000 franciliens étaient sans domicile, parmi lesquels près d’un sur trois avait moins de 30 ans.
Fiscalité : l’accroissement continu des inégalités
Le revenu moyen après impôts des foyers fiscaux de Seine-Saint-Denis a diminué de 3,5 % en euros constants entre 1984 et 2004 tandis qu’il augmentait de 21 % en Île-de-France et de 41 % à Paris.
Les foyers fiscaux parisiens déclarent un revenu après impôt supérieur de 69 % à celui des foyers de Seine-Saint-Denis en 2004, alors que l’écart n’était que de 16 % en 1984.
Les écarts de potentiel fiscal varient de 1 à 7,5 entre communes d’Île-de-France.
Les départements de Paris et des Hauts-de-Seine concentrent 47 % des bases de taxe professionnelle de l’Île-de-France contre 17 % pour le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis.
27 février 2008
Le nouveau numéro de la lettre du NPS 75
Télécharger ici au format PDF le nouveau numéro de "Haut et fort"
Et toujours le blog du NPS 75 : http://reinventerlagauche.over-blog.com/
24 février 2008
Éducation nationale : État des lieux après la grève du 24 janvier 2008
De 2002 à 2007, les attaques de la droite dans le domaine de l’Éducation ont porté essentiellement sur la question des moyens. Il s’agissait d’abord de supprimer des postes pour des raisons budgétaires en prétextant une baisse du nombre d’élèves, pourtant largement compensée par les départs en retraite des enseignants baby-boomers. A la rentrée de 2008, ce seront ainsi près de 30 000 postes d’enseignants qui auront été supprimés depuis 2002, alors que les socialistes prévoyaient au contraire un plan pluriannuel de recrutement.
Les conséquences sont nombreuses : le nombre d’heures enseignées diminue et la plupart des établissements, même classés, ont maintenant les horaires planchers dans toutes les matières ; dans de nombreuses académies, la gestion des effectifs se fait à flux tendu et les remplacements ne sont plus assurés ; la montée de la violence dans les établissements du secondaire est directement liée à la baisse de la présence des adultes.
Des attaques nouvelles contre le métier d’enseignant depuis 2007
Les rapports se succèdent et sont tous porteurs des mêmes attaques contre le métier d’enseignant. Un seul exemple, la volonté de renforcer l’autonomie des établissements conduit à rendre les profs dépendants des principaux, aussi bien dans le domaine pédagogique que dans la gestion des carrières et des conditions de rémunération.
A cet égard, le nouveau rapport Pochard, censé améliorer et revaloriser la condition enseignante, ne fait que confirmer ces craintes. Il insiste sur la rémunération au mérite, incite les profs à cumuler les heures supplémentaires et les heures de présence dans les établissements, et cherche à leur faire accepter des tâches qui ne relèvent pas de leurs compétences et de leur statut : surveillance des élèves, tâches administratives, soutien scolaire… Or, une étude récente du ministère a montré qu’un prof travaille en moyenne 39 heures par semaine, dans le cadre d’une charge de cours de 18 heures.
Par ailleurs, sur la question du pouvoir d’achat en constante baisse des enseignants, le gouvernement aujourd’hui ne propose de revaloriser le point d’indice qu’à hauteur de 0.8% cette année, ce qui ne permet même pas de compenser l’inflation.
La question transversale de l’Éducation prioritaire
Le gouvernement s’emploie aujourd’hui à masquer l’état d’urgence et à nier la montée de la violence dans les quartiers difficiles, alors qu’elle est directement liée à la suppression des moyens humains et à une atmosphère de rejet complet de l’État sous toutes ses formes. Les rectorats en sont réduits à faire pression sur les chefs d’établissement pour minimiser les problèmes, limiter les conseils de discipline et la remontée des incidents graves.
La seule réponse concrète du gouvernement consiste à organiser de « l’accompagnement éducatif » dans certains établissements. Ce dispositif de soutien scolaire est cependant trop ponctuel, et comme il se fait sur la base du volontariat des élèves, son efficacité reste limitée.
Enfin, la mise en place du fichage des élèves, à relier avec la détection précoce de la délinquance, confirme bien les enseignants dans l’idée qu’on leur demande maintenant de faire du contrôle social dans les banlieues.
Pourtant, aucune politique de la ville, aucun « plan banlieue » ne peut réussir sans une véritable ambition de relancer l’éducation prioritaire. Dans de nombreux quartiers, le collège est le dernier service public qui reste, la seule présence de la République. Or, la concentration de difficultés sociales et familiales dans ces quartiers exige de mettre en place des structures particulières : classes à 15 élèves, généralisation des classes relais pour les élèves en grande difficulté et en décrochage, soutien scolaire obligatoire pour certains le soir (sous forme d’internats externalisés par exemple), dispositifs stables pour les élèves non-francophones…
Avec la suppression de la carte scolaire, les stratégies d’évitement se multiplient et il est à craindre que les problèmes ne s’accroissent dans les établissements les plus difficiles qui n’auront bientôt plus que des élèves en décrochage scolaire. La rentrée 2008 promet…
Bastien Recher
13 février 2008
Emmanuelli s'inquiète auprès de Delanoë d'une alliance avec le Modem
PARIS, 13 fév 2008 (AFP) - Le député PS Henri Emmanuelli a déclaré mercredi sur I-télé s'être inquiété auprès du maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, d'une éventuelle alliance avec le Mouvement démocrate (MoDem) dans la capitale.
"Je lui ait dit que j'étais inquiet par ce mélange des choses", a déclaré ce représentant de l'aile gauche du PS, au lendemain d'un bureau national où le sujet a été évoqué.
Interrogé sur la réponse du maire de Paris, M. Emmanuelli a indiqué: "j'ai cru comprendre que ce n'était pas le cas, qu'il n'y avait pas d'alliance avec le Modem".
"Au premier tour, Bertrand Delanoë aura les moyens d'imposer sa liste sans recourir à des perspectives d'alliance", a souligné le député des Landes.
"A Pau, notre candidate est contre M. Bayrou, à Bordeaux notre candidat est contre M. Juppé soutenu par le MoDem, et j'entends dire +oui mais à Paris on pourrait faire alliance avec le MoDem+, il faudrait quand même mettre un peu d'ordre dans tout ça", s'est-il exclamé.
"Le MoDem pour l'instant c'est un parti qui cherche à exister, je ne pense pas que ce soit le rôle du PS de lui faciliter les choses", a-t-il assuré.
31 janvier 2008
Traité de Lisbonne: 59% des Français pour un référendum
71% des électeurs de gauche
sont pour le référendum. Le Parlement est convoqué lundi pour adopter
la révision constitutionnelle préalable à la ratification du Traité. AFP LIBERATION.FR : jeudi 31 janvier 2008
59% des Français sont favorables à un référendum pour ratifier le Traité de Lisbonne sur les institutions européennes, selon un sondage CSA pour l'Humanité Dimanche paraissant aujourd’hui.
33% se disent en
revanche en faveur d'une ratification par le Parlement français, comme
l'a décidé le président de la République, Nicolas Sarkozy. 8% des
personnes interrogées ne se prononcent pas.
Un précédent sondage CSA réalisé sur le même sujet en octobre 2007
donnait 61% en faveur d'un référendum et 31% pour la ratification par
voie parlementaire.
Ce sont les électeurs de gauche qui se montrent les plus favorables à
un référendum (71% contre 22% pour la voie parlementaire), tandis que
ceux de droite sont beaucoup plus partagés (47% pour un référendum, 48%
pour la voie parlementaire). Les sympathisants du Modem optent
majoritairement pour une ratification par les électeurs (60% contre
36%).
Sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 janvier auprès d'un
échantillon national représentatif de 960 personnes âgées de 18 ans et
plus (méthode des quotas).
25 janvier 2008
Des experts de gauche présentent une "contre-expertise" du rapport Attali
LEMONDE.FR avec AFP | 24.01.08 |
C'est une "contre-expertise" du rapport Attali que plusieurs économistes de gauche ont présenté, jeudi 24 janvier, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale. Ils ont travaillé sous la houlette de La Forge, un groupe de réflexion créé par le député Vert Noël Mamère et le député européen socialiste Benoît Hamon. Ce dernier s'est indigné de voir que "l'ex-sherpa de Mitterrand soit devenu la principale lame du sarkozysme pour désosser méthodiquement le modèle social que son précédent patron avait construit sous deux septennats". Noël Mamère a qualifié le rapport de "cadeau empoisonné" qui aboutirait à "accentuer un peu plus les inégalités et les injustices". Pour lui, il s'agit d'une "opération de diversion de plus" de Nicolas Sarkozy.
Liem Hoang-Ngoc, maître de conférences à l'université Paris-I, a décrit le rapport Attali comme étant une "compilation d'idées dans l'air du temps" avec un diagnostic "archaïque", "d'une France datant du général de Gaulle". Pour lui, la vraie cause du manque de croissance n'est pas "la panne de la consommation populaire" avancée par le rapport mais "la panne d'investissements" des entreprises, alors qu'il y a "une forte épargne boursière". Au lieu d'avoir "un discours anxiogène sur la dette, le gouvernement devrait mobiliser cette épargne", soutient-il.
Guillaume Duval, rédacteur en chef de la revue Alternatives économiques, préconise, lui, d'"investir dans le high tech" plutôt que de "créer des emplois de service à bas coût" comme "on l'a fait depuis vingt-cinq ans".
Philippe Moati, directeur au Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), s'est élevé contre les "imprécisions du rapport", qui "nous sert des vieilles lunes au lieu de nouveaux outils de régulation". Jean-Marie Monnier, professeur à Paris-I, a évoqué quant à lui des "propositions centralistes, archaïques et inefficaces au plan économique, et injustes socialement", relevant"le transfert de charges fiscales et sociales des entreprises sur les ménages".
Télécharger le contre-rapport sur le site de La Forge


