24 janvier 2007
Le site du Projet socialiste
L'argumentaire de référence pour la campagne de 2007 !
http://projet.parti-socialiste.fr/tag/le-texte-du-projet/
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20 décembre 2006
2007 : Priorité à l’Education !
Compte-rendu et analyse du forum participatif sur l’Éducation organisé par Désirs d’avenir le 5/12/2006, avec pour invité Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU.
L’éducation étant la priorité du projet socialiste, l’un des objectifs de cette réunion consistait à tenter de déterminer la façon dont les socialistes et leur candidate doivent construire leur programme pour 2007. Malgré quelques défauts, le débat, vif et enlevé, a bénéficié notamment de la présence de Gérard Aschieri qui a su présenter clairement les enjeux de la question et répondre sans détours aux participants. De l’hétérogénéité des points de vue exprimés, nous retiendrons deux questionnements essentiels.
Réformer l’Education nationale : un défi pour les socialistes
Les interventions de la salle ont bien montré le rapport extrêmement paradoxal que les socialistes, entretiennent avec les enseignants, entre louanges appuyées et critiques virulentes. Les appréciations, au sein parfois d’une même intervention, étaient souvent contradictoires : on relevait les conditions difficiles de travail et les problèmes de la relation avec les élèves ; donc la réelle pénibilité du métier d’enseignant, et en même temps on affirmait la volonté de « les faire travailler plus ». Gérard Aschieri a ainsi été interpellé directement : les enseignants sont-ils prêts à la réforme, au changement ?
La question des 35 heures soulevée lors de la campagne interne a été explicitement posée. Et on voyait bien dans les débats que personne n’avait de vision claire de cette proposition : non seulement en terme de chiffrage (coût par exemple de la construction de bureaux, de salles de réunion et d’accueil des parents, de la revalorisation des salaires…) ni en terme de réaménagement de services (les heures passées devant les élèves ne représentant en moyenne, selon une étude de 2002 du ministère, que la moitié des heures travaillées). Se pose ici clairement la question du dialogue social pour construire la réforme attendue.
En réponse, Gérard Aschieri, a insisté sur l’importance des syndicats enseignants, exemples uniques en France de syndicats de masse, légitimes, non pas pour co-réformer avec le gouvernement, mais pour faire des propositions précises qui seront ensuite tranchées par le politique, responsable devant le peuple. Il a d’ailleurs clairement insisté sur la répartition des tâches, en affirmant que les enseignants, conscients des graves difficultés rencontrées par l’école aujourd’hui étaient prêts à la réforme.
Faire réussir tous les élèves en redonnant tout son sens à l’éducation prioritaire
Dans certains endroits, l’accumulation des difficultés est telle que se sont formés de véritables ghettos scolaires. Les inégalités se sont encore creusées à cause de la politique menée par la droite qui a supprimé régulièrement les moyens affectés aux établissements classés.
Il a été dit dans la salle qu’il fallait s’engager à respecter deux engagements du projet : 15 élèves par classes dans les établissements difficiles et le développement des classes relais afin de mieux prendre en charge les élèves en décrochage.
La question du soutien scolaire a aussi été abordée et Gérard Aschieri applaudi lorsqu’il a proposé de réaffecter les exonérations fiscales accordées par la droite pour les cours de soutien privés vers le service public.
Questionné par la salle, il a aussi reconnu l’inefficacité du découpage actuel de la carte scolaire. Le débat a débouché sur deux propositions : rendre attractifs (par le biais des moyens et des options) les établissements défavorisés et redécouper la carte scolaire afin de favoriser la mixité sociale (signalons par exemple la proposition de Philippe Meyrieu du redécoupage en « camembert » partant des centres-villes vers les banlieues).
C’est cela qu’il faut maintenant au Parti socialiste : des idées claires sur les missions du service public d’Education nationale, et des propositions précises et chiffrées pour lutter contre les inégalités. Difficile et enthousiasmant !
Bastien Recher
19 décembre 2006
Motion de la section du 5e arrondissement de Paris demandant l'exclusion du PS de Georges Frêche
Motion sur les propos tenus par Georges Frêche
Adoptée le lundi 18 décembre 2006.
170 présents ; contre : 3 ; abstention : 20.
Nous militants socialistes du 5e arrondissement de Paris, réunis en Assemblée générale de section, souhaitons nous adresser à la direction nationale du Parti socialiste sur les propos tenus le 15 novembre dernier par Georges Frêche.
Nous ne supportons plus les propos racistes de ce dernier, et refusons qu’il prononce à nouveaux des paroles inacceptables alors qu’il s’exprime en tant que responsable et élu socialiste.
Nous ne voulons pas que les campagnes nationales de 2007 soient entachées par cette sinistre affaire.
Notre devoir de victoire en 2007 nous impose de ne pas laisser à la droite la possibilité de discréditer le Parti socialiste sur les questions du communautarisme et du racisme.
Nous sommes donc favorables à l’exclusion de Georges Frêche à la suite de ce deuxième dérapage inqualifiable.
Porté par la candidature de Ségolène Royal, le Parti socialiste propose aujourd’hui aux Français une rénovation sans précédent des pratiques politiques. Il serait inconcevable qu’il ne soit pas exemplaire sur ce cas précis.
Télécharger la motion au format word : Motion_GF
17 décembre 2006
Mobilisés !
Le 16 novembre dernier, les militants socialistes ont décidé de donner une légitimité forte, incontestable, à Ségolène Royal. Leur choix a avant tout été motivé par deux ambitions : en finir avec le 21 avril et faire gagner la gauche en 2007 face à Sarkozy.
Aujourd’hui, le Parti socialiste est rassemblé derrière sa candidate Ségolène Royal et les militants du NPS entendent jouer un rôle actif dans sa campagne en continuant à porter leurs valeurs.
Notre courant avait décidé de ne pas donner de consignes de vote et de ne pas se ranger derrière un candidat. Le débat interne n’était pas un débat de ligne, d’orientation politique, mais un choix de personnes ayant signé le même projet, forcément socialiste.
Et c’est bien sur la conception du projet que le NPS avait auparavant décidé de concentrer son action. Ce projet des socialistes, issu de la synthèse du Congrès du Mans, a été véritablement porté par notre courant qui en a inspiré les principales orientations : primauté de la question sociale autour du triptyque emploi-pouvoir d’achat-logement, réforme profonde des institutions pour établir une véritable république parlementaire, relance de la construction européenne dans un sens plus démocratique et plus social dans le respect du vote du 29 mai, ambition quant au rôle du politique et de l’État.
Individuellement, nous avons pu avoir, lors de l’investiture socialiste, des appréciations différentes de la situation politique et, par conséquent des votes différents. Mais ce qui nous rapproche sur le fond est bien plus important que les débats de personnes. C’est pour cette raison que nous soutenons, tous au NPS, la candidate du Parti socialiste.
Ségolène a déjà réussi à rassembler les socialistes en faisant siennes les bonnes idées de ses compétiteurs et en associant tout le Parti socialiste, dans sa diversité de tendances et de courants, à sa campagne.
Elle est en train de rassembler nos principaux partenaires de gauche.
Elle continue à amasser le soutien des classes populaires et des classes moyennes qui placent tous leurs espoirs dans notre candidate.
Elle démontre ainsi quotidiennement qu’elle a tiré tous les enseignements du 21 avril 2002.
Notre travail sur le fond, nous comptons le poursuivre dans la campagne, avec tous les militants socialistes et tous les électeurs de gauche.
La problématique est simple : il s’agit d’aider Ségolène Royal à passer du projet au programme en en respectant toutes les orientations, et en l’enrichissant de sa vision personnelle.
Le défi est d’importance : les Français, les électeurs de gauche attendent que nous débattions avec eux des priorités pour un nouveau gouvernement de gauche. Ils veulent que leur quotidien change après l’élection.
Nous tiendrons tout notre rôle dans cette campagne qui s’annonce, dans l’action militante, la rencontre avec les électeurs, la présentation et les discussions autour du programme.
Aujourd’hui, nous sommes mobilisés pour être utile à notre candidate, à notre parti, à notre camp, la gauche. Mobilisés pour combattre jusqu’aux élections, le gouvernement Villepin-Sarkozy qui s’apprête à accumuler les coups bas et à poursuivre son travail de destruction du modèle social français. Mobilisés pour battre et rebattre la droite en 2007, tout simplement !
Bastien RECHER, pour la CA NPS 5e
23 octobre 2006
Le cas travailliste, à méditer, par Philippe Marlière
Une excellente tribune très claire sur l'histoire récente du parti travailliste, parue dans Le Monde du 10 octobre :
Anciens et nouveaux adhérents, fidèles de courants et ralliés de la dernière heure, les socialistes éliront bientôt leur candidat à l'élection présidentielle. Ils feront bien entendu ce choix en connaissance des ambitions de chacun des trois prétendants. Pour éclairer leur jugement, ces militants seraient bien avisés d'étudier de près le cas travailliste. Le PS est en apparence éloigné du travaillisme britannique, mais pourrait grandement s'en rapprocher à l'issue de ce scrutin interne.
Le 12 mai 1994, le leader travailliste John Smith décéda brutalement. M. Smith était un social-démocrate attaché au lien avec le mouvement ouvrier. Il envisageait un partenariat avec les syndicats pour mettre en oeuvre le programme social de son parti (arrêt de la privatisation des services publics, instauration d'un salaire minimum, lois de décentralisation). A l'heure de son décès, l'ultra-libéralisme thatchérien était discrédité et John Smith aurait aisément remporté l'élection de 1997. Tony Blair, son successeur, fut élu par les adhérents, après que Gordon Brown, son concurrent principal, eut renoncé à se présenter.
En 1994, M. Brown était perçu comme un social-démocrate de gauche, proche des syndicats, une figure appréciée des militants. Des cadres influents du parti et des syndicats se détournèrent de lui au dernier moment. Ils estimèrent que sa réputation d'homme de gauche pourrait effrayer l'électorat flottant et que son profil intellectuel "ne passait pas" dans les médias. Issu d'un milieu conservateur, ostensiblement distant vis-à-vis du parti et, surtout, terriblement photogénique, Tony Blair reçut l'appui de l'appareil. C'est ainsi que ce grand parti du salariat se persuada de soutenir Blair : il fallait présenter aux électeurs le candidat que les sondages plébiscitaient.
Très peu de ces cadres travaillistes firent ce choix par conviction politique. Ils expliquèrent qu'une fois élu, le "droitier Tony" se soumettrait au parti et mènerait une politique sociale-démocrate. Ces barons travaillistes ne prirent pas au sérieux les propos du futur premier ministre. Mal leur en a pris. Dès 1994, Tony Blair annonça la fin de la social-démocratie britannique. Entre 1997 et 2006, il a tenu parole.
A partir de 1995, le discours travailliste, déjà très recentré, prit une tournure résolument droitière. Tony Blair entreprit de faire de son parti le parti des entrepreneurs et du business, se fit le chantre de l'économie flexible. Il affirma vouloir dépasser "l'opposition stérile" entre la gauche et la droite et promit de ne revenir ni sur la plupart des lois antisociales de l'ère Thatcher ni sur les privatisations les plus scandaleuses de cette période (les chemins de fer). Sur les questions de sécurité, il déborda sur leur droite les conservateurs, préconisant l'incarcération des mineurs délinquants.
Tony Blair discourut sur les droits et les devoirs civiques, stigmatisant les "chômeurs oisifs" qui vivent volontiers des allocations. Culturellement conservateur, il opéra une volte-face sur des questions de société, sensible aux arguments électoraux de son entourage (l'homoparentalité).
Il vanta les mérites de la démocratie participative dans un livre manifeste (New Britain, My Vision of a New Country, 1996) : il fallait, confiait-il, "décentraliser le pouvoir le plus près des gens, leur permettre de prendre les décisions qui les affectent". Ce ne furent que des paroles. Il renâcla à mettre en place les lois de décentralisation, court-circuita le National Executive Committee (l'instance exécutive du parti) au profit de structures technocratiques sous ses ordres et traita avec mépris l'opposition populaire à sa politique (guerre d'Irak, privatisation des services publics, vote d'investiture du candidat travailliste à la mairie de Londres en 2000).
Quand les syndicats s'opposèrent à ses partenariats privé- public dans les services publics (c'est-à-dire leur privatisation rampante), Blair les qualifia de "forces du conservatisme". Le New Labour facilita les adhésions par Internet à 10 livres sterling la carte. Entre 1995 et 2000, le nombre d'adhérents passa de 200 000 à 450 000. Très peu de ces nouveaux adhérents (essentiellement issus des classes supérieures) prirent part à la vie du parti. Ils votèrent en masse les réformes visant à prendre congé des politiques sociales-démocrates.
Une telle rupture avec la tradition socialiste et les attentes populaires découragea les plus dévoués des militants. Aujourd'hui, le Parti travailliste ne compte plus que 180 000 adhérents. Les syndicats, hostiles à la politique du New Labour, ont réduit ou supprimé le montant de leur contribution politique, certains encore se sont désaffiliés du parti.
A partir de 2001, le terme "New Labour" avait disparu des publications du parti, tant il était tourné en dérision par le public. Le fumeux débat sur la "troisième voie", censée théoriser la philosophie blairiste, lassa et cessa au même moment. L'amorçage d'un débat national sur la "société du respect" il y a un an a connu un bide retentissant. Les médias parlèrent à cet égard de marketing creux. Les trois succès électoraux du blairisme ont été acquis contre un Parti conservateur détesté du public et très droitier.
Le scrutin majoritaire à un tour a assuré le reste : en 2005, avec 35 % des votes exprimés, le Parti travailliste a obtenu 55 % des sièges. Lors de ces trois élections, le vote travailliste a dégringolé de 13,5 millions à 10,7 millions, puis à 9,6 millions de voix. Le taux de participation est passé de 72 % à 59 % entre 1997 et 2001. L'abstention atteint un niveau record en Europe chez les jeunes et les catégories populaires. Dix ans après, le candidat des sondages a vieilli ; son sourire un peu figé se fait désormais rare. Il va laisser derrière lui un parti en ruine et un Royaume-Uni plus néolibéral que jamais.
Philippe Marlière, maître de conférences en science politique à l'université de Londres.
Article paru dans l'édition du 10.10.06
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-821494,0.html
11 octobre 2006
Les militants NPS doivent se poser la question du vote Fabius
Militant et responsable fédéral NPS, j’ai attendu la fin de la délibération collective au sein du courant pour m’exprimer. D’abord, parce que dans la période de « décantation » qui a précédé, je voulais prendre le temps de débattre dans le courant et de me forger une conviction. Ensuite, parce que je ne pouvais pas concevoir de prendre publiquement une position tranchée et de mettre ainsi devant le fait accompli les militants de ma section qui m’ont confié certaines responsabilités.
Le temps est maintenant venu pour tous les socialistes de choisir un candidat pour l’élection présidentielle de 2007. Ce choix sera forcément un choix par défaut pour les militants NPS car nos dirigeants nationaux ont choisi de ne pas ajouter aux divisions du parti.
Les trois candidats à l’investiture semblent tous capables de porter les couleurs du parti socialiste, de la gauche, et de gagner en 2007. Mais, de mon point de vue, ces candidats ne se valent pas tous : ils n’ont pas tous mené les mêmes combats politiques depuis le 21 avril 2002, ils n’ont pas tous la même relation au projet, ils ne font pas tous les mêmes déclarations publiques dans les débats du moment (pouvoir d’achat, GDF, immigration…).
Le NPS est aujourd’hui partagé sur la question mais il a réussi à prendre une décision cohérente et qui préserve l’avenir : liberté de vote et d’expression, le courant ne s’engageant derrière aucun candidat.
Le 16 novembre, je ne ferai pas, comme d’autres camarades NPS, le choix de Ségolène Royal.
C’est pourtant un choix respectable et compréhensible : Ségolène Royal bénéficie aujourd’hui d’une vraie popularité et d’un réel engouement médiatique. Ceux qui la soutiennent font un choix tactique simple : soutenir celle qui semble avoir le plus de chance de gagner l’investiture et donc, mécaniquement, la présidentielle.
Cependant, sur le fond la candidature de Ségolène Royal ne peut être satisfaisante pour les militants NPS.
- Elle est celle qui prend le plus de distance avec le projet des socialistes.
- Elle ne parle pas des questions essentielles pour la gauche : emploi, croissance, pouvoir d’achat, rôle de l’État et responsabilité du politique, construction sociale de l’Europe…
- Elle prétend briser des tabous en remettant en cause les valeurs de gauche et en s’installant dans la sphère idéologique de la droite. Malgré ses dénégations à Vitrolles, choisir comme thèmes principaux la sécurité et l’immigration revient à brouiller le clivage gauche-droite.
- Elle laisse ouverte la question de l’alliance au centre, déjà défendue par Michel Rocard, en 1988.
- Elle suscite la défiance des organisations syndicales et de jeunesse par ses prises de position sur la carte scolaire, l’encadrement militaire des jeunes délinquants, le syndicalisme de masse…
Sa stratégie est peut-être efficace pour se distinguer dans le parti et obtenir l’investiture. Cependant, elle rendra difficile le rassemblement de la gauche et la victoire en 2007.
Je ne ferai pas non plus le choix de la candidature de Dominique Strauss-Kahn.
Comme toutes les autres, cette candidature est crédible, et peut-être a-t-elle, plus que d’autres, un sens dans le paysage politique du Parti socialiste. Dominique Strauss-Kahn incarne un social-libéralisme à la française finalement assez classique.
Les militants NPS ont eu avec lui une vraie confrontation idéologique et aujourd’hui encore, nous ne partageons pas de nombreux aspects de sa ligne politique. On peut encore constater, qu’au cours de cette campagne interne, il a refusé de se recentrer dans le parti.
Il exprime trop souvent ses réserves sur le projet, et sa hiérarchisation des priorités semble porteuse de trop nombreux renoncements à venir (sur le dossier EDF-GDF par exemple). Alors qu’il se présente comme le plus européen de tous, il reste flou et donc inquiétant sur la question de la relance européenne.
Enfin la liste de ses soutiens montre bien qu’il continue d’incarner la « deuxième gauche », rocardienne, rêvant de l’alliance au centre.
En conscience, je fais donc le choix de Laurent Fabius.
Au congrès du Mans, nous n’avons pas voulu d’un courant qui soit une écurie présidentielle, réunissant la motion 2 et la motion 5. Il ne peut maintenant être question de se diluer dans le courant fabiusien. Je reste un militant NPS, attaché aux valeurs de mon courant et respectueux de son indépendance. La réserve qui a été la mienne jusqu’à aujourd’hui constitue le meilleur gage de cet attachement. Il n’y aucun risque pour que la démarche de soutien à la candidature Fabius aboutisse à la disparition du NPS. Personne dans le courant n’est prêt à lui signer un chèque en blanc.
Pourtant, aujourd’hui, l’évitement de Laurent Fabius qui dure depuis le 29 mai doit prendre fin puisqu’aucune candidature n’émerge de nos rangs. Je fais donc le choix de celui qui partage depuis près de trois ans la quasi-totalité de nos positions politiques : question sociale, Europe, rôle de l’État…
Quant au procès de l’insincérité : j’avoue que je préfère me poser des questions sur la sincérité de quelqu’un qui défend, à peu près, les mêmes positions que moi, que de n’avoir aucun doute sur une candidate qui accumule les déclarations à rebours du parti socialiste et de la gauche. Il ne s’agit pas d’oublier le Laurent Fabius Ministre de l’Économie et des Finances de 2000 à 2002. Mais prenons acte de son évolution et soyons sûrs d’ailleurs qu’un courant comme NPS a joué un rôle dans cette trajectoire politique. C’est pour cette raison que les militants NPS qui soutiennent cette candidature doivent rester à distance de son courant. Comme pour n’importe quel candidat, toute démarche de soutien n’a de sens que dans l’indépendance et l’exigence.
J’exprime aujourd’hui ce choix de la candidature Fabius pour :
1 ) faire savoir publiquement que le NPS ne s’est pas rangé derrière Ségolène Royal
2 ) convaincre les cadres du NPS qui voteront Fabius qu’ils doivent faire connaître largement ce choix pour influer sur le vote du 16 novembre
3 ) convaincre les militants du NPS qui partagent la ligne mais ont des réserves sur l’homme
4 ) en empêcher d’autres d’avoir comme seule issue d’intégrer les comités de soutien à Fabius et de progressivement quitter le courant
5 ) participer à la création d’un rapport de force sur notre ligne pour peser ensuite dans la campagne nationale qui commencera en janvier et dans le gouvernement de gauche que nous appelons de nos vœux pour l’été 2007
Pour le NPS, le vote Fabius est un vote utile. Sans prétendre engager l’ensemble du courant, d’autres responsables NPS doivent affirmer publiquement leur choix pour lui donner plus de force. Nombreux sont ceux qui disent qu’ils voteront pour lui dans le secret de l’isoloir. Est-ce suffisant ?
Peser pour le rassemblement de la gauche et le respect du projet, maintenir à l’intérieur du parti un pôle de gauche capable d’influencer profondément l’action du prochain gouvernement dirigé par les socialistes : voilà le mot d’ordre pour le NPS dans les mois qui viennent. Si, au final, Ségolène Royal est investie par le parti socialiste, tous les militants NPS feront sa campagne avec zèle, dévouement et exigence. Et dans tous les cas, ils participeront activement à la victoire de la gauche en 2007. En attendant, c’est de campagne interne qu’il s’agit : nous devons continuer à y porter résolument et efficacement nos idées.



